Une fois, j'ai été. J'ai volé, une fois. Au dessus du monde, j'ai gueulé mon bonheur tellement fort que personne ne m'a entendu. Mais je m'en fichais. J'étais bien, là haut. Oh, je savais que la loi de la pesanteur finirait par me rattraper. Mais je m'en fichais. C'était comme un saut en parachute, profitant de mes minutes à l'air libre, profitant de ce temps où mon corps n'était soumis à rien, j'étais fou de bonheur. Cet instant où mon corps ne tombait pas, il volait, j'en suis sûr. J'en pleurais tant.. Je volais. Et personne ne voyait rien. Mais je m'en fichais.
Nullement désillusionné, je ne veux faire preuve d'aucune pointe de sarcasme mais, bon dieu, c'est fou comme ces moments de détresse sont similaires... On hurle, on pleure parfois. Nul ne voit, nul n'entend. Est-ce que l'on s'en fiche ?
